Présidentielle 2023 : Beaucoup reste encore à faire !

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En dépit de nombreux écueils encore perfectibles dans la mise en œuvre, par le gouvernement, des priorités contenus dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT), il y’aurait tout de même lieu de reconnaître que l’optimisme affiché par les pouvoirs publics semble bien occulter la réalité sur le terrain. Notamment les récriminations des populations qui aspirent toujours à un bien-être social et économique. Bien que de manière globale, une grande majorité issue du milieu rural serait favorable à une réélection de l’actuel chef de l’État, Ali Bongo Ondimba.

Quelles sont par exemple, les solutions préconisées par le gouvernement pour éradiquer le chômage, alléger le coût élevé du panier de la ménagère et la hausse vertigineuse des prix de denrées alimentaires sur l’étendue du territoire national ?

L’inauguration, le 14 octobre 2017, à Owendo du nouveau port par le groupe Gsez Ports devrait pourtant permettre la baisse des prix au Gabon. L’on s’interroge de ce qu’est devenu le partenariat Public-Privé entre l’État gabonais et l’opérateur économique ? Est-ce le gouvernement qui a été floué ? Où est-ce l’opérateur qui ne parvient plus à répondre à ses obligations ? Mais de nombreux manquements peuvent encore surgir et compromettre un équilibre qui pourrait être préjudiciable au camp de la majorité.

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En effet, de nombreux acteurs n’ont pas appréhendés les véritables enjeux de la prochaine élection présidentielle au Gabon. Leur manque de culture politique ne rassure toujours pas quand à leur reelle capacité à convaincre les populations. Par leur méconnaissance de cette réalité sociale, soutien pour sa part un leader d’opinion dans le pays. Qui indique que l’on observe beaucoup plus « des promotions qui consistent à la récompense de groupes d’amis plutôt que de s’investir dans l’accompagnement de la politique du chef de l’État ». Alors que les responsables politiques locaux, plutôt de promouvoir et vulgariser la politique du Président de la République auprès de leurs bases respectives, se vouent une guerre de leadership. De quoi compromettre une réélection franche pour Ali Bongo Ondimba.

Dans plusieurs institutions de la place ou administrations, les agents ne cessent de tirer le diable par la queue. Plusieurs mois de salaires impayés. Dont le dernier fait en date est cette décision de refus des hôpitaux publics à recevoir les assurés sociaux immatriculés à la Caisse nationale d’assurance et de garantie sociale (Cnamgs). La situation des retraités n’est guère reluisante à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), etc.

Le gouvernement, qui une fois de plus est interpellé, devrait asseoir une véritable politique publique sociale pour aborder sereinement l’année électorale de 2023.

Thierry Mocktar

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