Transport maritime et fluviale/CNNII : Débrayage à l’horizon

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On a bien coutume de dire que : L’argent est le nerf de la guerre, pour les uns. Tout comme il est également une source de désaccord, pour d’autres. En effet, « le milliard de francs cfa et les arriérés de salaire » aurait pu constituer un super titre d’une œuvre cinématographique pour illustrer l’Odyssée du personnel de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII). Depuis quelques temps, la Direction générale et son personnel qui est toujours en attente du payement intégral de ses quatorze mois d’arriérés de salaire sont à couteaux tirés. Un personnel qui ne sait plus à quel Saint se vouer pour avoir gain de cause. Et ce dernier n’entend pas baisser les bras pour mettre en application la volonté du chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba, de préserver l’emploi de ses concitoyens.

Un nouveau désamour né du milliard de francs cfa débloqué par l’État pour la relance des activités, y compris, le payement des arriérés de salaires de la CNNII quasiment sous perfusion depuis plusieurs années. C’est le refus de la direction générale de procéder au payement de la dette du personnel qui va mettre le feu à la poudre, d’après le récit de certains agents. Pour la direction générale, il est question de privilégier la réparation des navires (Sette Cama et Ntchengué) ainsi que l’affrêtement-location du « Katanga » auprès d’un armateur camerounais pour 30 millions de francs cfa, selon les termes de la convention.

Pour les mêmes sources syndicales, un préavis de grève pourrait de nouveau être déposé sous 48 heures pour la poursuite du mouvement d’humeur suspendu suite à la promesse faite par la direction générale de procéder au payement, d’au-moins, trois mois de salaire. Le personnel ne comprend pas que dans la même situation de précarité financière, la Sogatra a ramener sa marge de 14 mois à 7 mois. Pourquoi la direction générale de la CNNII ne s’inspirerait pas de cet exemple de gestion des ressources humaines et de management d’une entreprise étatique ? Pourquoi la direction générale de la CNNI privilegie-t-elle la réparation des navires alors que le personnel n’est pas rémunéré dans sa majorité ? A quelle fin a donc été utilisé le fonds Covid alloué par l’État aux entreprises étatiques dans le cadre du Plan de riposte de la crise sanitaire ? Quand on sait que les navires sont toujours restés sur cales avec la cristallisation des salaires qui perdure depuis 2019, ou qui sont payer au compte-gouttes ou à la tête du client à certains privilégiés de la direction générale.
D’ailleurs, lors d’une rencontre de concertation, les délégués du personnel ont recommandé à leur direction générale l’application et le respect des promesses faites en vue de la suspension du mouvement de grève.

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Les mêmes sources syndicales font également état de l’échec du partenariat Public-Privé avec un groupe français. C’est à la suite de cela que la direction préconise entreprendre d’autres démarches vers l’Espagne ou la Grèce.

D’aucuns estiment, d’autre part, que la stratégie de la direction générale de la CNNII vise à pousser à la démission les agents de la compagnie pour les remplacer par des stagiaires ou procéder à des embauches de complaisance comme c’est le cas actuellement a la CNNII depuis la mise en place de la nouvelle direction générale qui ne parvient toujours pas à sortir de l’ornière la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale.

Thierry Mocktar

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