CND : Quand les partis politiques « tripatouillent » sur la démocratie et l’État de droit

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Libreville – Désorientés, et très certainement, désemparés avec l’approche des élections présidentielles, dans quelques mois au Gabon, les partis politiques de l’opposition parviennent-ils encore au respect des valeurs de la République, de l’État de droit ou du principe de la séparation des pouvoirs ?

La session du Conseil national de la démocratie (CND) a été l’occasion pour l’opinion nationale de comprendre à suffisance que ces agapes, pour la grande majorité, ont perdu tout sens de la réalité politique du pays. Surtout lorsque ces regroupements, fondés sur des bases communautaires évidentes, sont « pilotés » par des acteurs souffrant du manque de connaissance en matière de fonctionnement des institutions du pays et de l’activité des pouvoirs publics. Qui ont toujours appelé les acteurs politiques concernés à s’ouvrir davantage, dans l’intérêt de la nation, à une parfaite connaissance des mécanismes de fonctionnement de l’État de droit.

En transformant la tribune du CND en une sorte de foire hybride pour émettre l’idée « de la mise en place d’une transition politique au Gabon« , le président du RPG (Rassemblement pour le Gabon) qui souffre de gouvernance et dont le charismatique ancien président a quitté l’estrade pour s’être retrouvé au milieu de « prestidigitateurs politiques » est la preuve manifeste qu’au sein de ces associations l’on manque parfois d’ un esprit de discernement politique.

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« D’où la nécessité pour le CND de subir une refonte en profondeur afin d’être constitué par des représentants des partis disposant d’une véritable lecture du jeu démocratique national. Ou encore des partis représentés au parlement afin d’éviter toute cacophonie comme c’est souvent le cas lors de certaines sessions« , s’est indigné un acteur politique membre de l’institution au sortir de la session ordinaire. « Tant plus que dans ses missions, le Conseil national de la démocratie, né au lendemain de la tenue des « Accords de Paris » reste une institution-cadre de concertation pour les partis politiques dont la démocratie est l’émanation précise un analyste politique. Et, de poursuivre : » le CND émet des avis et recommandations, à titre consultatif et qui ne sont d’aucune contrainte, au gouvernement et a l’endroit des pouvoirs publics. Et non pour appeler à une quelconque mise à plat des institutions politiques au Gabon« .

Le pays est-il en crise pour connaître la « mise en place d’une transition politique ? » Pour de nombreux observateurs de la scène politique gabonaise, il n’y a que le RPG pour voir la chose ainsi. Alors que l’ensemble du pays se prépare à l’organisation des élections présidentielles. Et on comprend dès lors du pourquoi cette formation politique compte partis les plus reculés du pays. Dont les représentants se sont plutôt focaliser autour du financement des partis politiques plutôt que d’inviter les gabonais au renforcement de l’unité nationale et a la préservation de la paix et des acquis de la démocratie dans le pays.

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2023 au Gabon, le doute plane davantage dans le camp d’une opposition, plutôt, désemparée qui multiplierait les incertitudes sur sa capacité à remporter le scrutin face a la candidature d’Ali Bongo Ondimba. Dont l’engagement politique demeure et reste serait en dépit des forfaitures de la classe politique.

Thierry Mocktar

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