Covid-19 : le Gouvernement appelé à la démission.

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« Gouverner c’est prévoir », dit le dikton. Désavoué par deux fois de suite, en l’espace de quelques jours, par la Cour Constitutionnelle, le gouvernement est désormais sommer de rendre son tablier, suite à la décision n°043/CC du 24 décembre 2021 portant annulation de l’arrêté n°559/PM du 25 novembre 2021 fixant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures gouvernementales de prévention, de lutte et de riposte contre la propagation. Pris en parfaite violation des règles de procédures. Rose-Christiane Ossouka Raponda et son équipe auront passé une fête de la Nativité des plus sombres.                     

C’est une victoire de la Société civile gabonaise locale et non celle des funambules des pavés du Trocadéro, sur les pouvoirs publics. Alors que contrairement aux partis politiques traditionnels, certainement satisfaits de voir bafoués les droits fondamentaux du citoyen, sont restés complices d’une situation qui aurait certainement favorisé l’implosion ou accentuée la fracture sociale entre le peuple et les dirigeants.

           

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Depuis quelques temps, le gouvernement dirigé par Rose-Christiane Ossouka Raponda, dans un esprit « d’arrogance », s’illustre dans une prise de décision imbue et impopulaire. Parfois contraire aux instructions du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba. Qui, devrait, certainement, tirer les leçons de l’indolence gouvernementale. Des décisions qui ont contribuer et favoriser la naissance d’un climat social des plus délétère que l’opinion nationale n’ait jamais connu ses deux dernières années, avec des grèves à répétition et l’appel à une « ville morte » largement suivi sur l’étendue du territoire national.               

De nombreux lanceurs d’alerte et très avisé au fait du dossier soutiennent que le gouvernement qui n’est plus en phase avec la politique du chef de l’État, devrait logiquement donné sa démission. Formé pour redonner espoir au peuple, l’équipe Rose-Christiane Ossouka Raponda, a plutôt survécu par ces nombreux scandales, dont celui qui, actuellement, ébranle le milieu du football gabonais et le monde sportif national en général.

La mise en activation des missions de l’Agence nationale de vérification et des audits (ANAVEA) par les services de la Présidence de la République a permis de la découverte de nombreux autres cas de malversations. Rendant ainsi pour responsable l’apathie d’un gouvernement qui devrait dès lors tirer les conséquences de son agonie en présentant sa démission au Président de la République pour insuffisance de résultats.                      

La Cour Constitutionnelle, dont certains ont toujours qualifiée de « tour de Pise » à cause de leur méconnaissance du droit et du principe de la séparation des pouvoirs vient de sortir le Gabon d’une imposition. Réaffirmant tout le bien dont l’on dit de la Présidente de la Haute juridiction, ces dernières temps, dans certains milieux du pays. Le camouflet reçu par le gouvernement résulte de son entêtement dans la promulgation d’une décision (Arrêté 559) viciée de toute procédure d’ordre public, dont l’inobservation des règles aura entraîné l’annulation, ipso facto, de l’acte normatif concerné.

Thierry Mocktar

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