Gabon/Opposition : « Jean » est techniquement mort

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On le percevait bien depuis quelques mois et avant son rapprochement avec le camp du pouvoir. Le clash entre Jean Ping et plusieurs autres de ses anciennes têtes pensantes et soutiens est aujourd’hui réel et parfaitement consommé. Sauf, bien sûr, pour ceux qui, par idéoligisme feodé, seraient encore obstiné d’une passion aveugle pour l’assigné des Charbonnages dans le premier arrondissement de Libreville. Pourtant rien ne présageait une fin (politique) aussi rocambolesque pour le mystificateur de 2016. Alors qu’à pres de 80 ans, Jean Ping n’aurait plus d’alternative pour proposer à ses adeptes. Et Jean Éyéghe Ndong, le natif garçon de Nkembo, vient d’en apporter l’illustration parfaite.

En effet, le reclu Jean Ping, après avoir passé le temps à ruminer une haine à l’encontre du pouvoir et qu’il continu de garder une dent envers tous ceux de ses ex alliés qui, dans l’intérêt de la nation, ont décidé de rallier le camp du pouvoir. Autrement dit ce que l’on appellerait simplement de la « sorcellerie politique« , dixit Bruno Ben Moubamba. Alors pour un ancien leader de la dimension de Jean Ping, celui-ci devrait savoir dissocier le combat politique et les affinités pour avoir été à l’école de la sagesse du défunt Président Omar Bongo Ondimba. Surtout pour un pays, comme le Gabon, où le multiculturalisme ethno linguistique se chevauche dans les alliances politiques et sociales.

Excédé et irrité par le comportement acariâtre de Jean Ping à son encontre, Jean Eyeghe Ndong, na pas manqué de qualificatifs pour réduire à néant ce que représente aujourd’hui Jean Ping, pourtant invité aux nouvelles fiançailles de son ancien bras droit.

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« Jean » doit savoir que nous sommes en politique, il faut qu’il sache dissocier politique et famille, j’ai été avec lui, jusqu’au bout et je pense être le dernier à partir, que me reproche t-il ? Aujourd’hui j’ai envie de de dire, que mon frère est bloqué dans une prison, l’élection est derrière nous, il ne propose plus rien, ne rassemble plus. Il est techniquement mort, que dois-je faire ? Le suivre dans cette position ?« , s’est interrogé Jean Eyeghe Ndong. Qui aura été, ces dernières années, l’un des principaux soutiens de Jean Ping, dont il a rallier la cause du combat à la faveur de l’élection présidentielle de 2016.

Des propos qui traduisent en réalité l’égoïsme politique du leader de la CNR (Coalition pour le nouvelle république) dont plusieurs proches ont toujours dénoncé le manque d’intérêt pour la nation.

Le clash est donc consommé entre « Jean » et « Jean » à cause du rejet par Ping de donner une suite favorable symbolique aux fiançailles d‘Éyeghe Ndong, dont il avait pourtant été convié. La légende est terminée…

Thierry Mocktar

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