GABON/POLITIQUE : ALI BONGO ONDIMBA DÉPOSÉ PAR L’ARMÉE !

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Pour nombre d’observateurs avertis, l’issue des élections générales organisées dans la précipitation était incertaine. Et pour cause, la rupture entre le camp du pouvoir et la population semblait consommée pour que les Gabonais consentent, quoi et où qu’ils soient, à renouveler leur confiance au président sortant que le Centre gabonais des élections (CGE) a, curieusement, crédité en pleine nuit du 30 août 2023, d’une confortable victoire défiant les résultats sortis des urnes.

L’indignation de l’armée constituée en « Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions » (CTRI) qui a, au nom de la République et pour sauvegarder la dignité bafouée du Gabon, pris le pari de restaurer l’État de droit en démettant le président sortant de ses fonctions, dissolvant le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat et le Centre gabonais des élections (CGE), non sans annoncer une transition. Pas de chasse aux sorcières, mais des dispositions particulières prises notamment pour Ali Bongo Ondimba et les siens, placés en résidence surveillée sous la surveillance de leurs médecins, et d’autres dignitaires sulfureux mis hors d’état de nuire parce que lourdement impliqués dans de nombreuses affaires impactant sérieusement leur notoriété tant sur le plan national qu’international. Ces derniers sont accusés de détournement massif de deniers publics et malversations financières internationales en bandes organisées, faux et usage de faux, falsification de la signature du président de la République, corruption active et trafic de stupéfiants. Ce sont Noureddine Bongo Valentin, Yann Ghislain Ngoulou, Mohamed Aliou Saliou, Abdoul Oceni, Jessye Ella Ekogha, Steeve Djego Diecko et Cyriaque Mvouradjiami, contre qui une enquête sera commise par les autorités compétentes pour qu’ils répondent de leurs actes.

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Voici qui vient en partie justifier l’acte posé par les militaires qui, à la suite de l’opposition et de la population, se plaignent de la mauvaise gouvernance, de l’indifférence, de la scélératesse, du manque d’altruisme et de patriotisme des gouvernants qui donnent l’impression de vivre sur une tout autre planète que la terre.

Le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema qui prêtera serment le 04 septembre prochain devant la cour constitutionnelle, a été désigné à l’unanimité président du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) et président de la transition.

Chartrin Ondamba

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