Gabon/Politique : Une nouvelle opposition est (encore) possible

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Au regard de la guéguerre que se livrent les différentes tendances de l’opposition depuis la tenue de la Concertation des partis politiques sur l’amélioration du processus électoral au Gabon, qui a eu lieu dernièrement, il est parfaitement raisonnable qu’une nouvelle classe de l’opposition voit le jour.

En effet, ces derniers temps, depuis le lancement du processus électoral de 2023, suite à la mise en œuvre des mécanismes devant le conduire jusqu’à la tenue, du 13 au 23 février 2023, de la récente Concertation politique, les gabonais assistent effarés à une sorte d’imbroglio au sein de la classe politique nationale – singulièrement celle de l’opposition. Ce qui ne serait pas sans conséquence. Dans la mesure où une implosion est déjà perfectible dans les rangs redoutent les sympathisants. Surtout du manque de confiance et de sérénité qu’afficherait les principaux leaders ou éventuels candidats pour affronter les prochaines élections présidentielles, favoriser en cela, par le jeu de « ping-pong » et les propos tendancieux que se lancent les différents clans au bord de l’apoplexie ou encore d’une banqueroute.

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En quelques temps seulement, le pouvoir est parvenu à doter le pays d’une véritable opposition. Qui pense et réfléchit sur l’intérêt premier qui est celui de la nation en allant à la Concertation politique. Au contraire de cette opposition accrochée au radicalisme et à l’invective permanente. Un conglomérat aujourd’hui truffé d’acteurs malintentionnés, estiment pour leur part d’anciens militants de ce bord. La durée dans l’opposition devrait être pour certains de ces leaders, un statut privilégié pour jouer les maitres-chanteurs au profit de leur intérêt personnel. Alors que leur projet de zéro « alternance » démocratique n’aurait été que du bluff pour se gaver la panse. Une stratégie qui au finissant ne serait qu’un lamentable échec dans un objectif de duperie du peuple.

En effet disent certains politiques avisés, l’opposition gabonaise est quasiment à la dérive la plus totale. Une incertitude qui favorise le déclin et le manque de confiance qui, de plus en plus, gagne le terrain. Vue que les stratégies actuelles ne seraient plus en phase avec les attentes des sympathisants et la réalité du terrain. Sans risque de nous tromper, l’opposition actuelle est quasiment out. Une nouvelle classe politique serait parfaitement possible au sortir des prochains scrutins. Alors que celle actuelle de « froussards » est quasiment en préretraite.

Thierry Mocktar

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