Justice/Biens mal acquis (BMA) : Le clan Bongo serait-il menacé d’extinction ?   

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Depuis le décès en juin 2009 de l’ancien chef de l’État gabonais, Omar Bongo Ondimba, la justice française semble de nouveau se focaliser par l’acharnement sur sa descendance concernant le dossier des Biens mal acquis (BMA). De prétendues révélations mettraient en cause des chefs d’État et certains de leurs proches des pays pétroliers de la Sous-région Afrique centrale. Et qui constituent les symboles du pré carré de la politique française sur le continent.                                

De son vivant, ironique sur la question, Omar Bongo Ondimba ne manquait pas l’occasion de dire que s’il y a des corrupteurs dans cette affaire c’est qu’il y a aussi des corrompus. Qui corrompre qui ?, aimait-il s’interroger. Alors que ces prétendues « accusations » de détournement de biens sociaux ne se focaliserait que sur le territoire français. Pourquoi la justice française ne s’acharne t-elle pas autant aux lobbies français qui tirent profit de cet acharnement sur la descendance du défunt président gabonais ? Alors qu’une ex-Miss France prétendue mise en examen pour recel avait été blanchi par la même justice.          Y aurait-il une influence particulière des lobbies français ?                                   

Depuis le coup de la libération du 30 août dernier au Gabon, conséquence de la chute du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba – fils ainé du défunt président – la descendance du patriarche serait de nouveau soumise à de l’acharnement de la justice française sur ce dossier. Les recours rejetés par la Cour d’appel de Paris, le 16 janvier 2024, semblent participer à l’agitation de la justice française à leur égard.

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Au moment où la France est en perte constante de terrain en Afrique, les différents réseaux soutenant la politique française usent d’intimidation dans le dossier afin d’espérer se donner des bouffées de crédibilité pour la survie afin d’une reconquête de l’espace (politique et économique) perdu par la France sur le continent africain ces dernières années. Mais surtout, pour ce qui est spécifique au Gabon, espérer un potentiel rapprochement stratégique avec le nouveau pouvoir en place à Libreville.

« L’annulation de l’action de procédure du recours contestant la mise en examen devant la Cour d’appel de Paris ainsi que la suppression des pièces du dossier y faisant référence », démontre à suffisance une accusation par la justice française de la violation manifeste des règles applicables en la matière, indiquent certains observateurs. Lesquels estiment, par ailleurs, que dans la stratégie d’espérer le maintien au pouvoir de la droite en France, en proie à des difficultés de stabilité politique, et dont le déclin de la politique est constant en Afrique, l’extinction de certaines grandes familles de la politique africaine devrait constituer un atout indéniable.

Ancien président du Gabon de 1967 à 2009, Omar Bongo Ondimba a régné sur le pays durant 42 ans. Il incarnait la présence des réseaux français à travers la nébuleuse françAfrique, aujourd’hui rejeté par l’ensemble des nouveaux dirigeants africains. Son fils Ali Bongo Ondimba lui succède de 2009 à 2023 avant d’être évincé par l’actuel homme fort du pays, le général Brice-Clotaire Oligui Nguéma, ancien aide de Camp de son père.

Thierry Mocktar

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