Nicolas Nguema séquestré au B2, le collectif citoyen « Appel à Agir » interpelle la ministre de la Justice Garde des Sceaux

0 15 131

Libreville, le 15 décembre 2020-(Actualites241) Le collectif citoyen Appel à Agir a tenu une conférence de presse au siège de l’ONG Brainforest sis à  Ambowé  dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville pour dénoncer l’arrestation et détention arbitraire de leur ami et membre Nicolas Nguéma qui se journe dans les geôles de la Direction Générale de la Contre-ingerence et de la Sécurité Militaire (B2) depuis le 04 décembre 2020.

« Nicolas Nguema est, comme chacun de nous, justiciable. Et comme tout justiciable, il était en droit de recevoir une convocation à laquelle il aurait naturellement répondu. Comme tout justiciable, sa garde à vue ne peut excéder 48h. La violation de ses droits nous amène ainsi à conclure que son arrestation et sa détention relèvent de l’arbitraire, et nous condamnons cela, » a expliqué Jean Gaspard Ntoutoume Ayi  porte-parole du collectif.

Selon les avocats de Nicolas Nguéma, le vendredi 11 décembre 2020, une enquête était diligentée contre ce dernier et Anges Kevin Nzigou, à la suite d’une plainte qui avait été déposée par Mr Tang Ming Hai, Représentant la société EFTB, acquéreur de la fameuse barge, plainte qui survient le 09 décembre 2020, soit 5 jours après son arrestation. Quelle aberration?

« Mercredi 09 décembre 2020, après 5 jours de garde à vue, Nicolas Nguéma a été présenté devant le parquet de la République. Sans avoir été interrogé, il a été renvoyé dans les geôles du B2 pour un complément d’enquête en violation parfaite des règles sur la durée de la garde à vue en République Gabonaise.  Celle-ci est de 48h, renouvelable une seule fois, soit 4 jours maximum, » a souligné Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

HeaderBanner

Hier lundi 14 decembre, le même scénario s’est répété. Nicolas  Nguéma à été de nouveau présenté devant le parquet de la République. Au grand étonnement de tous, sans avoir été interrogé, il a cette fois encore été renvoyé dans les geôles du B2 pour un nouveau complément d’enquête. les avocats ont clairement établi que rien, au regard de la loi gabonaise, justifiait ni l’arrestation ni la garde à vue de Nicolas Nguéma.

Rappelons que Nicolas Nguéma a été arrêté dans la journée du 04 décembre 2020, soit 11 jours Aujourd’hui par les agents de la Direction Générale de la Contre-ingerence et de la Sécurité Militaire, communément appelé B2. On lui reprocherait la vente d’une barge, propriété du Groupement SANTULLO  SERICOM, qui serait à l’origine d’un contentieux entre l’Etat gabonais et le Groupement SANTULLO SERICOM.

Pourtant selon ses avocats, Nicolas Nguéma, avait été mandaté par Madame SANTULLO pour effectuer un inventaire du matériel roulant du Groupement SANTULLO SERICOM dont ce dernier avait constaté le détournement d’une partie des engins soit huit (8) engins d’une valeur de 2 milliards de FCFA volatilisé dans la nature. Un matériel qui était sous la supervision de l’entreprise Centre’Affaires dont le Directeur adjoint est Olivier Vesmar.
Que cache t-on derrière l’arrestation de Nicolas Nguéma ? À Olivier Vesmar où sont passés les 8 engins qui étaient sous sa supervision?

La ministre Garde des Sceaux et gardienne des libertés est interpellée par le collectif citoyen Appel à Agir pour que Nicolas Nguéma soit libérer de cette arrestation arbitraire et sans fondement aucune.

Affaire à suivre!

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.