Non-respect des engagements contractuels de la SETRAG, filiale du groupe Eramet : Mon appel à la justice financière pour la presse libre et indépendante 

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Depuis plusieurs mois, un nuage d’injustice financière obscurcit le paysage de la presse privée, libre et indépendante, suite au non-respect des clauses contractuelles par la SETRAG, filiale du groupe Eramet. La situation est d’autant plus préoccupante que la SETRAG, ayant externalisé sa communication à SIECOM, ne semble pas exercer un contrôle rigoureux sur l’exécution des paiements. Cette négligence a engendré des retards considérables dans les versements aux entreprises de presse, les laissant cumuler des impayés sur plusieurs trimestres.

Les engagements contractuels entre la SETRAG et les médias indépendants devraient pourtant assurer une collaboration équitable et transparente. Cependant, la réalité dépeint un tableau bien différent. Plusieurs entreprises de presse, fidèles à leurs obligations en diffusant les communications de la SETRAG, se retrouvent aujourd’hui dans une situation financière précaire en raison d’impayés persistants.

La responsabilité de SIECOM, en tant qu’agence de communication externalisée, est également en question. Le fait que cette agence n’ait pas assuré une exécution adéquate des paiements constitue une défaillance grave, contribuant à l’injustice financière que subissent actuellement de nombreuses entreprises de presse.

Aujourd’hui, avec force et franchise, sans langue de bois aucune, disons que le préjudice subi par ces médias ne se limite pas à une simple question financière. Il a des répercussions profondes sur leur viabilité économique. Les entreprises de presse, qui jouent un rôle essentiel dans la démocratie en fournissant des informations objectives et cruciales, se trouvent désormais confrontées à des défis sérieux pour maintenir leurs opérations, si l’on considère tous les retards de paiement cumulés de ci, de là.

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Les appels répétés à la SETRAG pour remédier à cette situation sont restés largement sans réponse. Il est impératif que cette entreprise, en tant que filiale d’un groupe aussi important qu’Eramet, assume ses responsabilités contractuelles envers la presse privée, libre et indépendante. Les médias ne devraient pas être pénalisés pour avoir respecté leurs engagements en diffusant les communications de la SETRAG. Bien au contraire.

En outre, les autorités compétentes doivent prendre des mesures pour examiner de près cette situation et garantir que la justice financière prévale. Les entreprises de presse, en tant que piliers de la liberté d’expression, méritent un traitement équitable et la protection de leurs droits contractuels.

Pour finir et sans m’étendre davantage, il m’est utile de préciser que le non-respect des engagements contractuels par la SETRAG, avec la complicité indirecte de SIECOM, menace la stabilité financière des médias indépendants. Il est temps que la lumière soit faite sur cette situation, que justice soit rendue, et que des mesures correctives soient mises en œuvre pour restaurer l’équité financière dans le secteur de la presse. La démocratie dépend de la transparence et du respect des engagements contractuels, des valeurs fondamentales qui ne peuvent être compromises.

Par Stive Roméo MAKANGA 

Président de l’Union des Patrons de la Presse Indépendante du Gabon (UPPIG)

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