SOGATRA : Une veste trop grande pour le nouveau Directeur Général ? 

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L’arrivée de Bakita Florent n’en finit pas de faire des vagues. Nommé mi octobre dernier à la tête de la SOGATRA, il est aujourd’hui dans le collimateur de l’ensemble des agents de la société. Maladresse, volonté politique ? Il est difficile de comprendre cette nomination. Mais il est en revanche facile de démontrer qu’il s’agit d’une erreur de jugement.

Bakita Florent, accumule les critiques depuis deux mois. Au point que, depuis sa prise de fonctions, des cadres n’hésitent plus à s’agacer d’une « erreur de casting ». « C’est l’élément gênant qu’on peut avoir dans une famille », affirme sous condition d’anonymat un de ces membres de l’administration.

À la SOGATRA, on y souligne son incapacité à résoudre des problèmes ouverts, à forte complexité et à profonde transversalité, et surtout on utilise son manque de pragmatisme !

Les agents eux, sont, dubitatifs. « Nous avons été surpris de voir Bakita Florent porté à la tête de la SOGATRA », souligne l’un d’entre eux. De son état civil, Bakita Florent, gabonais, né en 1964 à NDENDE, chef-lieu du département de la Dola, province de la NGOUNIE, le nouveau Directeur Général, est un pur produit maison, ayant intégré la SOGATRA en 1997, en qualité de laveur de Bus, avec son niveau d’étude de 3ème du lycée technique, sans BAC ni BET.

Se distinguant par son air raffiné et son maniement des phrases mal assorties, il gravit les échelons en passant par diverses responsabilités au sein du service d’exploitation, entre autres régulateur réseau, chef d’équipe, pointeur, avant de se voir confié le poste de Chef de service des Moniteurs chargé de la formation des conducteurs des bus, fonction qu’il occupe jusqu’à sa nomination le 19 octobre 2023, comme DG de SOGATRA.

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Entre-temps, Mr Bakita Florent a bénéficié des avancements catégoriels auprès des différents DG qu’il réussissait à corps et à cris à courtiser et à gagner dans son escarcelle, à l’instar de sieur Laurent Skitt Aukenguet qu’il s’attele à salir l’image aujourd’hui. C’est avec ce dernier d’ailleurs qu’il a obtenu la 21ème catégorie, en 2023, qui lui donnait le niveau de salaire d’un Ingénieur mécanicien pouvant prétendre à la fonction de Chef de département maintenance, ou d’un diplômé bac + 4 ou 5 avec fonction d’encadrement supérieur.

Profitant des événements du 30 août dernier, Bakita s’est réjoui de l’entrée au Gouvernement du Ministre des Transports, un parent originaire de NDENDE comme lui, et du soutien d’autres cousins de la famille, pour multiplier des visites chez ce dernier au lendemain de sa nomination comme Ministre. C’est ainsi qu’il s’adonnera à salir le nom de Laurent Skitt Aukenguet et à solliciter le remplacement pur et simple de ce dernier par lui-même, à défaut d’être promu Président du Conseil Administration de la SOGATRA.

Parvenu finalement à ses fins, sans doute avec l’appui de ses fétiches et autres, le 19 octobre, et ayant pris ses fonctions finalement le 25 du même mois, Bakita a aujourd’hui, 3 mois plus tard, du mal à décoller pour proposer un plan de relance de la SOGATRA, d’après le rendu de certains administrateurs venus pourtant cautionner et valider sa nomination le 22 décembre, comme le prévoient les textes en vigueur pour la SA qu’il dirige.

« Il y a clairement une division »

Le seul cheval de bataille de ce Directeur Général, fuyant les vrais sujets sur lesquels il est attendu, serait la chasse aux sorcières à laquelle il se livre envers et contre tous les collaborateurs. Outre les conseillers, chefs de département, Chargés d’études et assistant de Directeur Général dont il a supprimé l’existence par décision, ses bêtes noires seraient les Directeurs pour lesquels il a maintes fois demandé les têtes au Ministre. Heureusement que ce dernier n’y a pas répondu favorablement.

Les Directeurs de la Maintenance et de l’Exploitation seraient ses véritables terrains d’expérimentation, puisqu’il passe le plus clair de son temps dans les ateliers d’après les récits recueillis auprès des agents éberlués, alors que les parapheurs et les courriers des administrations et autres personnes morales et/ou physiques, s’amoncèlent sur sa table de travail. Plus aucun service ne dispose de parapheurs pour faire évoluer les dossiers. Avec un tel constat, les gabonais comprendront mieux le lâchage du Directeur Général sur le Directeur Administratif et Financier mis à l’index, avec des propos discourtois et une méthode aux antipodes de la déontologie, surtout quand le DG dit : « je ne peux plus vous couvrir », alors qu’il n’est Directeur Général que depuis deux (2) mois à cette date. Bakita à la tête de SOGATRA, ce n’est pas un simple sentiment d’insécurité. Nous croyons qu’il faut agir tant qu’il en est encore temps.

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