SYLTTEG: Jean Robert MENIÉ demande au gouvernement de réaménager techniquement les heures du couvre-feu

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Libreville, le 10 mars 2021-(Actualites 241). Ramener à 18h pour diminuer le taux de contaminations de la covid-19 lors de la dernière conférence de presse initiée par le gouvernement, le couvre-feu semble avoir un effet contraire dû à l’heure de 18h qui ne  permet une évacuation des populations dans les délais.

En effet, le couvre-feu ramener à 18h à fait naître plusieurs phénomènes à l’exemple des pick-up qui circulent avec des gens entasser derrière comme des sardines et les longues files d’attente ou les gens sont pratiquement collés les uns aux autres. Donc ce temps là entre l’arrêt du travail et 18h ne permet pas l’évacuation totale des milliers des gabonais et des populations qui veulent rentrer chez elles.

« Nous pensons qu’il est possible de concilier la nécessité de renforcer les mesures de lutte contre la covid-19 avec l’imperieuse obligation de maintenir un niveau d’activité qui permette au secteur de notre économie d’avoir un minimum de rendement et qui n’amène pas la population gabonaise à la précarité. Et nous pensons sous ce plan là que 18h, techniquement est une erreur du gouvernement », a expliqué le président du Syltteg, Jean Robert Menié.

Trois raisons essentielles sont données ici pour palier à  ce phénomène. La première raison est technique.   Entre l’heure officielle d’arrêt du travail au Gabon et 18h, le temps est insuffisant pour évacuer des milliers de personnes qui veulent rentrer à leur domicile lorsqu’on sait que l’offre en véhicules est très réduite, vue que les véhicules sont astreints à une diminution du nombre de passagers et donc de places mais aussi aux embouteillages.

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La deuxième raison est sanitaire. En ramenant le couvre-feu à 18h , le but certainement était de diminuer les risques de contaminations en faisant en sorte que les gens soient dehors le moins longtemps possible hors c’est plutôt l’effet contraire parce que l’heure de 18h ne permettant pas une évacuation des populations, à fait naître plusieurs phénomènes causés par le manque de transports. Cette difficultés d’évacuation à plutôt créer des conditions d’une augmentation du taux de contaminations donc l’effet contraire à celui que nous cherchons.

La troisième raison, elle est économique et financière, c’est que 80% des gabonais vivent du fruit du travail de tous les jours. Ces gens ont besoin d’aller travailler et de travailler suffisamment pour gagner de l’argent hors en réduisant au maximum ce temps de travail, c’est une porte ouverte à la précarité. Le but est de ne pas tuer les gens par le covid, mais de les tuer par la faim ou la précarité alors?

« Donc c’est trois (3) raisons fondamentales nous font observer manifestement que 18h est une erreur. Et donc nous demandons un réaménagement technique de cette heure et nous proposons 22h, comme heure du couvre-feu », suggère Jean Robert Menié.

Ça va permettre aux gens de travailler suffisamment et permettra aux populations d’être évacuer de manière sereine sans qu’il y ait des phénomènes que nous voyons. Et le gouvernement peut trouver cet équilibre entre la nécessité de maintenir qui ait un élément essentiel dans la lutte contre la covid, et l’extrême obligation de fixer ce couvre-feu à une heure qui soit raisonnable et qui permette aux gens de rentrer chez eux.

Aussi, le gouvernement en demandant à la Sogatra de transporter les populations au-delà de 18h c’est à dire 20h, à fait une erreur, sachant que dès 18h, les gens ne sont plus autorisés à circuler.

Rappelons que le samedi 13 mars une pétition « Front anti 18h » sera mis en place et dont L’objectif serait le réaménagement technique du couvre-feu.

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