CESE : Qui d’Angélique ou d’Estelle pour la succession de René Ndemézo’Obiang ?

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Suite au rocambolesque feuilleton qui ébranle actuellement le Conseil économique, social et environnemental (CESE), avec l’épisode du Vendredi dernier suite à l’audition du questeur Annie-Léa Méyé par les services compétents de la Direction générale des recherches (DGR) de la gendarmerie nationale  dont certains de nos confrères ont relayés l’information en boucle, les choses ne semblent plus tourner dans le bon sens pour les « ndemézo’o-boys ». Dont la barque ivre (CESE) continue a naviguer sans timonier sur des flots houleux. Surtout, selon certaines sources syndicales du Conseil economique, social et environnemental, l’audition d’Annie-Léa Méyé en charge des finances de l’institution n’aura pas été une journée de plaisir. Vue que l’on annonce un avenir sombre au regard des soupçons de malversations qui sont continuellement dénoncées. C’est dire  combien la tête de René Ndemézo’Obiang est mise à prix.  

                   

Le retour du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, est très attendu pour la nomination d’un nouveau responsable  pour la conduite du groupe Etat. Afin que le CESE renoue pleinement avec le rôle de bras séculier du gouvernement dans la conduite de certaines politiques publiques qui est conféré au Conseil économique, social et environnemental par la Constitution.        

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En effet, depuis quelques années les finances du CESE, selon des sources comptables du trésor public, connaissent une exécution inhabituelle. Parfois les fonds décaissés ne sont pas orientés vers les dépenses à exécutées. La goutte d’eau qui a fait débordée le vase est cette affaire de 319 millions de francs cfa alloués pour la dernière session ordinaire. Les Conseillers-membres reconnaissent n’avoir perçu que la moitié de ce qu’ils aurait dû percevoir sur le paiement de leurs primes de session. Où est donc passé le reste d’argent ? Surtout qu’ils en étaient pas à la première incartade du genre. La réponse se trouverait certainement entre la première questure, l’agence comptable et le quatrième étage de l’institution.                    

« Comment peut on vouloir prétendre à une gestion exemplaire quand les procédures et l’orthodoxie ne sont pas mis en application en matière de gestion d’une institution de République que l’on confond à la gestion d’un parti politique », s’est indigné, courroucé, un Conseiller, de l’institution et membre de la commission budget.         

Selon des rumeurs concordantes, la nomination d’un nouveau responsable  à la tête du CESE est, de plus en plus, imminente dans certains milieux. Où l’on privilégie pour le meilleur,  l’approche-genre avec la promotion,  très certaine, d’une femme à la présidence du CESE.             

Qui d’Angélique Ngoma ou d’Estelle Ondo va finalement échoir le perchoir du CESE en lieu et place de son occupant actuel que l’on dit en fin de parcours, malgré un retour tardif au Parti démocratique gabonais (PDG) qui ne devrait pas constituer pour lui une sorte de non-lieu dans la gestion scabreuse dénoncée. L’arbitrage du chef de l’État entre les prétendantes au poste est très attendu. Les deux candidates aux potentialités politiques quasiment identiques ont la particularité de siéger à l’Assemblée nationale après leur passage au gouvernement. Où elles ont laissé une forte impression dans la gestion de la chose publique dans leurs précédentes fonctions.

Edgard Mombo

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