Dette intérieure de l’Etat/Malversations : le boom des surfacturations

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Après l’instauration, en juin 2020, d’une task-force sur la dette intérieure de l’Etat, et qui a permis de la découverte de fausses créances de l’État au profit frauduleux de certaines entreprises majeurs, multinationales en l’occurence estimées à plus de 370 milliards sur un montant initial de 550 milliards de francs cfa, le feuilleton macabre du sifonage des finances publics,  n’en fini pas d’ébranlé le monde des affaires.

Les opérations de routine de vérification et de contrôle,  conjointement menées par la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFIP) et certains autres services de répressions de fraudes financières ont découverts, il y’a quelques temps, de nouveaux scandales financiers de la part de certains responsables d’entreprises montés avec la complicité des agents des administrations centrales de l’Etat.  Dont le jeu de malversation est accentué autour de la surfacturation des travaux, de fausses déclarations fiscales, des travaux non effectués…                                         

En effet, plusieurs projets de développement intégré du Gabon initiés par le gouvernement et financé par les mécanismes prévisionnels du FGIS (Fonds gabonais d’investissements stratégiques) ou encore dans le cadre de la PID-PIH, lancés par l’ANGTI (Agence nationale de grands travaux et d’infrastructures) auraient subit des surfacturations aux conséquences financières énormes pour les finances de l’État gabonais mises à rude épreuve par des prédateurs de tout acabit.                                     

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Les réformes et la nouvelle méthodologie de contrôle et de vérification de la dépense de l’État mises en œuvre par la DGBFIP en vue de traquer les prédateurs financiers des deniers de l’État, dont l’action malversatrice impacte négativement sur le financement des marchés de l’État a de quoi susciter la mise en œuvre d’une véritable opération d’envergure de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.                                      

En lançant, il y’a quelques années les opérations  » Mamba » et « Scorpion », leur mise en oeuvre avais permis l’interpellation de plusieurs anciens hauts responsables du pays, parmi lesquels des membres du gouvernements, responsables administratifs, chefs d’entreprises… en vue du démantèlement de ces réseaux mafieux. En effet, la DGBFIP, sous l’impulsion de son responsable oeuvre actuellement sur un véritable lobbying qui consiste à traquer l’ensemble des prédateurs des finances publiques pour répondre à la volonté d’assainissement du climat des affaires impulsée par le President de la République, Ali Bongo Ondimba.

Thierry Mocktar

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