Estuaire/Délégations spéciales : le spectre de la machination           

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La lecture par le Porte-parole du Comité de la transition pour la restauration des institutions (CTRI) du communiqué n°044 portant désignation et composition des Délégations spéciales de l’Estuaire continue à susciter interrogations et débats dans certains milieux de la province. Toute chose qui laisserait supputer à une manipulation politique de la première province du Gabon par certaines mains noires en vue de sa mainmise. Sachant que dans la perspective d’une post transition, ces derniers n’auront plus d’opportunités.                    

Si pour la commune de Libreville et ses environs (Owendo et Akanda) rien ne laisse paraître de négatif du fait de leur statut cosmopolite, ce qui ne serait pas le cas pour les localités de l’intérieur de la province. Où l’on rechigne sur les choix de ces nominations qui ne reflètent pas les attentes encore moins la volonté des populations de voir à la tête de leurs conseils locaux des personnes auprès desquelles elles se reconnaîtraient et disposant d’une véritable carrure de rassembleurs. À telle enseigne que l’on s’interroge sur l’opportunité des choix ou de la désignation de certains promus. Ce qui revient à s’interroger si, fidèle à sa tradition les localités de l’Estuaire ne subissent-elle pas un acharnement selectif consécutif à l’asservissement légendaire au pouvoir durant toutes ces années.

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Pourtant avec l’avènement de la transition militaire l’on pensait pouvoir « révolutionner » les choses. Si dans certains cas, les cadres ou l’élite de la province issus de l’ancien parti au pouvoir sont quelque peu bannis dans la promotion à des postes politiques ou de responsabilité administrative du fait de leur accointance loyale et fidèle du régime déchu, ceux issus du camp de l’ancienne opposition n’en sont pas moins nanti.  « Contrairement à ceux des autres provinces du pays qui se taillent la part des promotions, ceux de l’Estuaire ne joueraient ou ils n’occuperait que des fonctions de seconde zone.                            La marginalisation de la province se confirme ainsi », indiquent des sources concordantes. Toute chose qui devrait dès lors, interpeller les autorités pour procéder à un rééquilibrage dans la promotion des cadres.                                      

Durant le long magistère du défunt président Omar Bongo Ondimba, la géopolitique pratiquée en son temps permettait à tout gabonais de se reconnaître dans les titres de nomination ou de promotion qui y avaient cours même si l’on ne disposait pas d’une affinité particulière avec les promus. Cela a longtemps constitué un facteur de renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale dans le pays. Depuis l’avènement du régime dechu ces pratiques ont quasiment disparu. Laissant apparaître une large fraction sociale entre lame peuple et ses gouvernants d’alors. À Ntoum par exemple dans le Komo-Mondah, on a par exemple vu des personnes être « parachutées » à la tête des arrondissements où elles ne peuvent prévaloir d’un quelconque intérêt politique, économique ou social. Alors qu’elle image souhaite-on prévaloir avec la promotion de ces personnes.

Thierry Mocktar

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