Présidentielles 2023/Opposition : Le paria de marionnettes

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Quand deux leaders politiques du même bord mais aux idéologies divergentes se rencontrent, c’est toujours pour l’élaboration de stratégies communes pour la poursuite de leur lutte au cas où elle leur serait profitable. Mais quand cela est fait à dessein et dans l’intérêt d’autrui cela devient de l’enfumage servi à leurs sympathisants. Aujourd’hui, l’opposition gabonaise va de mal en pire. Car n’ayant plus en son sein les grands leaders que l’on a connu dans le temps indiqué un memebre de cette coalition de partis politiques.

Au fur et à mesure que lon approche de l’échéance présidentielle de 2023 au Gabon, les pièces du puzzle sont progressivement mises en place par ces personnes extérieures pour démontrer de la manipulation dont pourrait être sujet des leaders de l’opposition gabonaise, en bénéficiant des finex (financements extérieurs) pour leurs campagnes politiques de la part de certains chefs d’États étrangers.

En effet, Alassane Dramane Ouattara et Denis Sassou Nguesso ne cracherait plus leur rêve de placer à la tête du pouvoir gabonais un de leur valet d’opérette, indiquent des sources concordantes du milieu. Une idée ingérence qui est déjà rejetée par plusieurs leaders d’opinion. C’est dire que le problème ne serait plus seulement la personne d’Ali Bongo Ondimba par sa présence au pouvoir qui dérange la matérialisation de ce plan machiavélique. Mais plutôt l’ambition de parvenir à l’option « d’achat » du pays qui passerait par le deal établi entre ces chefs d’États et certains opposants gabonais qui ont des entrées libres à Oyo et Abidjan. Sachant que Guy Nzouba Ndama n’allait pas se soumettre à cette idée, les ennuis judiciaires de Démocrates en chef ne proviendraient-ils pas de ce refus catégorique, s’interrogeait certains sympathisants de la république au village de la piscine de Charbonnages qui eux aussi désapprouvent la démarche.

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La rencontre de Mercredi entre Jean Ping et Alexandre Barro Chambrier, obéirait-elle à la matérialisation de la démoniaque stratégie de spoliation du pays par ceux-là même qui pretendraient être ses vrais « fils » ? Malheureusement, dans cette démarche aucun des prétendant ne présente un équilibre sérieux sur lequel poser la maladroite ambition. Jean Ping ne représente aucun espoir pour le peuple. Et Alexandre Barro Chambrier ne dispose d’aucune légitimité populaire ni politique. Un troisième cupide pourrait dont sortir du sous-bois. L’on lorgne naturellement du côté de l’Uion nationale initiale (Uni) où l’on aurait fait de la Côte d’ivoire une seconde patrie.

Curieusement que cela puisse paraître, les trois mousquetons, formeraient un dénominateur commun : le repli identitaire. Tout pourrait donc se jouer à ce niveau. En fragilisant, en effet, Les Démocrates et l’Union nationale, dont les leaders sont issus de la communauté Nzebi, l’on aura voulu éviter à ce que leurs leaders politiques, dont Guy Nzouba Ndama et Paulette Missambo ne s’opposent à l’idée d’ingérence étrangère au Gabon ou ne donne le mot d’ordre pour voter massivement comme toujours Ali Bongo Ondimba.

L’opposition gabonaise dite radicale qui est devenue un paria de marionnettes va de plus en plus mal. Encore quelle n’aurait aucune légitimité ni popularité. Surtout avec un Paul-Marie Gondjout que l’on veut faire passer pour le chef de file et candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2023 afin de faire le lit au « futur président du Gabon qui sera soit un congolais soit un ivoirien. La part belle reviendra au chef de l’État le plus offrant.

Thierry Mocktar

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