Transports terrestres : vaste trafic mafieux dans la délivrance des permis de type « C-D »

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Qui sont les auteurs du vaste réseau du trafic de documents administratifs de transports et qui tireraient  profit de la corruption à haute échelle qui gangrènent le fonctionnement régalien des administrations de la Direction générale des transports terrestres (DGTT), du Centre national d’édition et délivrance des documents de transports  (CNEDDT) et du Centre national de l’examen du permis de conduire (CNEPC) ?                      

Des administrations où l’on dénonce depuis quelques temps, la récurrence des faits de corruption qui ont atteints des proportions inquiétantes. Autrement dit, le Ministre des transports, Brice-Constant Paillat à qui, il est assigné une obligation de resultats par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, aurait fort à faire pour y parvenir. Compte-tenu des ramifications des réseaux mafieux qui, par leur embrigadement, ont pris en otage le secteur des transports terrestres. 

            

Ne serait-il pas temps pour les pouvoirs publics de penser à la création d’une Agence nationale des transports terrestres qui assurerait les missions aujourd’hui dévolues à la DGTT, au CNEDDT et au CNEPC. Comme ce fût le cas pour le Ministère de l’Habitat avec la création du l’ANUTTC (Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre).                        

Pour comprendre le désordre administratif qui bat son plein gré dans le secteur des transports terrestres, il faut revenir aux fondamentaux du décrets de création du CNEDDT et du CNEPC.                               

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Des entités à qui ont a attribué une partie des missions dévolues à la DGTT. Sans avoir, au préalable, défini les zones de compétence de chacune de ces entités qui se chevauchent.                   

Le faussé qui s’est creusé au file du temps a laissé s’engouffrer des « poilus » de toute acabit afin que la corruption s’installe.       

 Aujourd’hui suite au chevauchement des compétences, les responsables de la DGTT et ceux du CNEPC sont à couteaux tirés au sujet de la délivrance de certains documents administratifs et actes de transports terrestres en République gabonaise.                        

La capitale économique du Gabon – Port Gentil – est quasiment devenue la plaque tournante de l’établissement et délivrance de vrai faux permis de catégorie « C-D » qui prolifère sur le territoire national.              

Alors qu’il n’a jamais été question de la tenue dune commission nationale comme cela se devrait dans les textes. Surtout que les heureux élus de ce trafic n’ont jamais mis pied à Port-Gentil pour bénéficier du précieux sésame. C’est dire que la sécurité sur les routes gabonaises n’est pas le souci premier des responsables du secteur des transports terrestres, qui mettent volontairement en danger la vie d’autrui dans la délivrance de faux documents moyennant des pots-de-vin.

Thierry Mocktar

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