CESE : Ali Bongo Ondimba et Rose-Christiane Ossouka Raponda interpelés sur la gestion opaque des indemnités des Conseillers-membres.

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Le départ de René Ndemézo’Obiang de la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE) serait, de plus en plus imminent, au regard de la déclaration du Vendredi 9 décembre 2021, faite par le collège des Conseillers-membres de l’institution. Qui, une fois de plus, ont interpellé la personne du chef de l’État et la Première ministre, chef du gouvernement au sujet des pratiques peu orthodoxes de gestion, dont sont livrées les comptes du CESE.  Un plaidoyer qui sonne l’échec de René Ndemézo’Obiang et son équipe à la présidence de l’institution.

Car, selon le porte-parole des Dignitaires de la République, Étienne-Lambert Boundzanga, « Nous ne pouvons plus tolérer pareille opacité et amateurisme dans la gestion des fonds publics ».                 

En effet, depuis plus de six (06) mois et peut-être même au-delà, l’on assiste à de nombreuses dénonciations et des dysfonctionnements liés à l’organisation et à la gestion des sessions ordinaires en violation de la loi organique n°002/2010 fixant l’organisation, le fonctionnement, et les règles de désignation des membres du Conseil économique, social et environnemental. La 2ème session ordinaire du CESE s’est tenue à Libreville, du 7 au 30 septembre 2021, dans un climat tumultueux suite au non versement du reliquat des indemnités de session dues aux Conseillers-membres. Le versement de 2/3 des indemnités de l’examen de la loi des finances rectificative de 2021, et le mépris affiché par le président du CESE  qui a opté pour la mise en place d’une Commission adhoc pour l’examen de la loi des finances initiale 2022, composée essentiellement des membres du bureau en lieu et place de la section finance, économique et budget et de la Commission permanente qui, elle seule donne un avis sur tous les textes soumis au Conseil pendant les périodes de l’intersession, en lieu et place de l’Assemblée plénière. En dépit de la mise à disposition par les pouvoirs publics d’un budget conséquent pouvant couvrir la totalité des charges liées à l’organisation de ces différentes sessions.                      

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L’ensemble de ces actes et bien dautres relevés par le collège des Conseillers-membres du CESE illustre le manque de valeurs et de principe de bonne gouvernance institutionnelle au CESE.                              

Il est à noter que cette énième action fait suite à l’audition, il y’a quelques jours par les services de la section financière de la DGR (Direction générale des recherches) de la Gendarmerie national, d’Annie-Léa Méyé –  1er questeur en charge des finances et de la comptabilité  –  que l’on dit très proche de René Ndemézo’Obiang. Dont l’avenir s’annonce sombre à la présidence du Conseil économique, social et environnemental du Gabon malgré d’hasardeuses tentatives de séduction infructueuses à l’endroit des pouvoirs publics.

Edgard Mombo

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