CNSS/Poudre de perlimpinpin : La fourberie de Christophe Éyi

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C’est quand même regrettable que depuis son arrivée à la CNSS, l’Administrateur Provisoire, a choisi d’exclure du dialogue social la majorité des travailleurs regroupés autour d’une coalition, au profit de ce qui ressemble fortement a une alliance avec le Sypross.

En effet, en engageant les travailleurs sans leur avis, dans une négociation avec l’Administrateur Provisoire, qui avait abouti à la suppression de plusieurs acquis sociaux, le Sypross a été à l’origine de la levée des boucliers, qui a conduit les travailleurs à solliciter la médiation du PM, après l’échec de la conciliation initiée par la tutelle.

Une médiation qui a finalement réussi à faire baisser la température, avec pour instruction à Christophe Éyi de ramener la sérénité dans l’entreprise, en reprenant le dialogue avec les représentants des travailleurs grévistes.

Malheureusement, à ce jour, aucune initiative de la part de l’Administrateur Provisoire n’a été prise dans ce sens, et ce malgré les nombreuses tentatives de rencontres initiées par la coalition.

La « concertation sociale » vise à ouvrir la discussion à l’ensemble des parties prenantes concernées par la pérennité de l’entreprise.

Il s’agit de prendre conscience de la valeur de chacun et de sa propre capacité à être une force de proposition pour régler les problèmes qui se posent à l’entreprise et les anticiper.

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La concertation se distingue de la négociation par le nombre de parties en présence.
Alors que la négociation sociale se déroule entre interlocuteurs sociaux selon un principe de parité, la concertation voit un troisième acteur s’adjoindre aux deux premiers : l’acteur gouvernemental.

L’Administration Provisoire refuse le dialogue social avec la majorité des travailleurs, représentés au sein d’une coalition par leurs portes paroles, mais comme par hasard, elle accepte l’invitation d’une organisation syndicale sans légitimité, à l’origine de la crise actuelle à la CNSS.

Quel crédit peut-on donner, à ce qui ressemble clairement à un arrangement, au regard de l’historique des faits ?

Car, on constate depuis la mise sous Administration Provisoire de la CNSS, que le Sypross semble communiquer à sa place.

L’ouverture du dialogue social relève de l’initiative de l’employeur, ou de l’acteur gouvernemental, dans le cadre du dialogue tripartite.

Est-on réellement favorable à un retour à la sérénité à la CNSS ? Là gît le lièvre.

Aimé Jordan PANGO

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