Déclaration de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) :  » Il est dorénavant irresponsable de parler de dialogue alors que ceux de 1990, de 1994, de 1998, de 2005 et de 2016 n’ont eu pour résultats que la pérennisation du pouvoir actuel « dixit Vincent Moulengui Boukossou

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Trouvez ci-dessous l’intégralité de la déclaration.

Mesdames,
Messieurs,
Chers compatriotes,
 
La foi qui caractérise le peuple gabonais est connue. De ce fait, les confessions religieuses suscitent les attentes des populations, notamment à l’occasion des évènements majeurs, comme la récente Assemblée Ordinaire du Conseil Épiscopal du Gabon.

Les conclusions de ces travaux, évoquant la crise morale du peuple d’Israêl, a actualisé les Ecritures Saintes sur le Gabon qui traverse une crise politique, économique, sociale et morale sans précédent.

Le Conseil Episcopal du Gabon a ainsi réaffirmé sa position au service du plan de Dieu sur le Gabon. En effet, son rôle dans la société gabonaise est celui d’être « la colonne et l’appui de la vérité » .

La Coalition pour la Nouvelle République, dans le respect de l’essence de notre république indivisible, laïque et garant de toutes les croyances, est convaincue  que  la vérité, la Justice et la Paix sont les vertus fondamentales, qui permettent réellement la reconstruction d’une nouvelle société de progrès.

« La vérité rend libre« . C’est au nom de cette vérité que la Coalition Pour la Nouvelle République, avec à sa tête, Jean Ping, et la majorité des Gabonais se battent depuis six ans pour la reconnaissance de la vérité des urnes de l’élection présidentielle du 27 août 2016, afin de rendre libre le peuple gabonais.
Le onzième Rapport du SG/ONU sur la situation en Afrique centrale et les activités du Bureau régional de l’UNOCA, présenté le 7 décembre 2016 au Conseil de sécurité, rappelle que la communauté internationale « a demandé à plusieurs reprises que les plaintes électorales soient réglées par les voies légales existantes, de manière transparente, juste et crédible. […] (Elle) a également tenu des consultations régulières avec le Président de la Cour constitutionnelle du Gabon pour l’encourager à préserver la crédibilité de la procédure d’appel […]».

Nous retenons deux leçons majeures de cette orientation de la communauté internationale. La première c’est que la Cour Constitutionnelle n’a pas suivi la voie de la crédibilité, pas plus qu’aux présidentielles précédentes, en 2009, en 2005, en 1998 et en 1993. La deuxième leçon, c’est que la communauté internationale a laissé le Gabon à l’abandon, comme l’ONU dont l’engagement a été ponctuel, ou au milieu du gué, comme les Résolutions du Parlement Européen, qui n’ont pas été examinées par l’Exécutif Européen.

Le problème fondamental aujourdh’ui n’est pas celui de la défaillance du processus électoral, ni celui des compétences pour l’organisation d’une élection. Le problème qui met le Gabon en crises répétitives depuis 1990, est le déni systématique de la vérité des urnes et la conservation du pouvoir par la force des fusils devant un peuple à mains nues, quels que soient les résultats des urnes.

Les Gabonais l’ont vécu en 1993, en 1998, en 2005, en 2009 et en 2016, avec chaque fois le massacre des jeunes Gabonaises et Gabonais  innocents. Et les dialogues consécutifs à ces crises ont tous abouti à la conservation du pouvoir par la force des armes et au mépris des conclusions de ces concertations.

Pour le salut du Gabon, il devenait impératif de mettre un terme à cette tromperie cruelle et sans fin. En 2027, la famille Bongo atteindra 60 ans de règne. C’est pourquoi, en s’appuyant sur l’expression souveraine du peuple Gabonais lui-même, il est temps que cela s’arrête, en commençant par la reconnaissance de la vérité des urnes du 27 août 2016. Il n’y aura pas 60 ans de règne d’une famille au Gabon.

« La Justice élève une Nation« . Un Gouvernement responsable cherche, en effet d’abord, à créer les conditions de vénération du pouvoir par son peuple.

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Un peuple traumatisé, comme cela a éte le cas du peuple gabonais le 31 août 2016, ne peut se soumettre à une complicité avec ses dirigeants. À travers la ressource de la non-violence, le peuple Gabonais exprime, par contre, une répulsion collective et une absence de confiance désormais établies entre le peuple et le régime en place. Le peuple gabonais est dans cet esprit   tant que justice n’aura pas été rendue à son droit légitime au libre choix de ses dirigeants et au renouvellement des orientations du développement durable du Gabon.

La paix est le gage du développement du Gabon. C’est au nom de cette paix que le Président Jean Ping, engagé dans le rassemblement des forces vives gabonaises, a opté pour la négociation avec les partenaires qui participent de près ou de loin à la consolidation du pouvoir au Gabon.

Depuis l’installation de ce pouvoir par la force des armes, cette paix est absente dans tous les secteurs de la société gabonaise.

L’ingouvernabilité est totale dans tous les secteurs de l’Etat. L’économie, les finances, l’éducation, la santé, les routes etc, ne connaissent aun signe palpable d’une dynamique meilleure. Au contraire, tous les indicateurs affichent un recul sans précédent. Plus, l’insécurité est générale dans un pays en état de destruction.

La paix recherchée par les Gabonais ne sera pas recouvrée, tant que ce pouvoir passera son temps à inventer des subterfuges, pour s’accrocher au pouvoir, dans un climat de suspension permanente des libertés publiques et des Droits fondamentaux, alternant avec des épisodes de répression.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le peuple Gabonais partage la conviction profonde que définitivement, face à ce régime, point d’élection qui vaille. La peine ne vaut de parler d’élection. Il n’y a pas d’élection digne de ce nom, aux yeux du peuple gabonais. C’est dans cet esprit que le Président Jean Ping, comme dans son message du 31 décembre dernier, reste en phase avec le peuple Gabonais.

 » A quoi sert vraiment de gagner une élection si les droits fondamentaux et le salut des âmes sont compromis vendus  et hypothéqués?  A quoi sert de gagner une élection si ce n’est pas pour servir les Gabonais et permettre au Gabon de se développer et d’accomplir ce pourquoi il existe « ?

Ce sont là des questions pertinentes que le Clergé gabonais a posé et que posent de nombreux gabonais.
Il est dorénavant  irresponsable de parler de dialogue alors que ceux de 1990, de 1994, de 1998, de 2005 et de 2016 n’ont eu pour résultats que la pérennisation du pouvoir actuel.

Le peuple gabonais,  en exerçant sa souveraineté par l’élection du 27 août 2016, a décidé de mettre fin à cette série de  comédie en confiant la destinée du pays à Jean Ping qui possède aujourd’hui la légitimité et l’aura qui lui permettront de remettre le pays sur les rails du développement.

La solution  la plus simple, la plus logique et la plus heureuse à la crise gabonaise réside dans l’application de l’article 9 de la Constitution qui stipule que l’élection est acquise au candidat qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages; et ce candidat est bien Jean Ping.

Aller à l’encontre de cette disposition constitutionnelle est une faute lourde, tant de fois répétée et que les Gabonais ne sont pas prêts d’oublier et que le temps ne saurait effacer.

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