Gabon/Présidentielle 2023 : Noureddin Bongo Valentin ne serait pas concerné.

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Propulsé au devant de la scène politique gabonaise en décembre 2019, lors de sa nomination surprise au prestigieux et très convoité poste de Coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP), Noureddin Bongo Valentin, n’a toujours pas affiché des ambitions présidentielles autre que celle qui, ni plus ni moins, de collaborateur fidèle du chef de l’État, auprès de qui l’homme joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre du programme politique du Plan d’accélération de la transformation (PAT), la promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires…

Pourtant la classe politique gabonaise (majorité-opposition) ainsi qu’une certaine opinion libérale ou parties non prenantes ne s’offusquent pas de soupçonner le fils aîné du chef de l’État d’un destin voulant faire main basse sur la succession d’Ali Bongo Ondimba. Toutes ces logorrhées dubitative et sans fondement interviennent au moment où le numéro un gabonais se repositionne dans la course au pouvoir pour 2023, en reprenant la main sur les grands dossiers de la nation.

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Les actions posées, entre temps, par Noureddin Bongo Valentin, du temps où il assumait les fonctions de Coordinateur général des affaires présidentielles à la demande ou sur instructions du Président de la République, ont fait rentré dans un engourdissement profond les adeptes de la contestation politique stérile faite de nuisance avec en objectif des tentatives de nuisance sur la personne. D’ailleurs, Noureddin Bongo Valentin qui, dit-on, n’est pas intéressé par la prise de pouvoir, ne semble plus être le seul des proches d’Ali Bongo Ondimba qui subit des jugements de valeurs négatifs au relent de démagogie politique. Car avec lui d’autres compatriotes, que l’on définit par un terme pompeux de « Young Team », pour avoir bénéficié de la confiance à des postes de responsabilité de la part du Président de la République, payent eux aussi de ces attaques de personnes pour avoir fait le choix d’un meilleur accompagnement de la politique impulsée à la tête du pays par Ali Bongo Ondimba.

Le moindre fait et geste de l’ancien Coordinateur général des affaires présidentielles est aujourd’hui scruté par de potentiels adversaires du chef de l’État, candidats à la présidentielle de 2023. Lors d’un séjour sur ses terres natales altogovéenne, il y’a quelques temps, la noblesse locale l’avait quasiment anoblir pour le choix porté sur la personne de Noureddin Bongo Valentin pour la fonction de Coordinateur général des affaires présidentielles par le Président de la République. Pour preuve, la promotion de l’ex CGAP au poste de Conseiller stratégique du Distingué Camarade Président du Parti démocratique gabonais (PDG) continue pour autant de susciter des jalousies au sein du parti au pouvoir. Une promotion qui devra servir à faire bloc autour de la personne d’Ali Bongo Ondimba pour plus de cohésion dans les rangs de l’ancien parti unique. Dont le dernier réaménagement de l’exécutif fait partie du vaste programme de mise en œuvre et de réappropriation des valeurs idéologiques et fondamentales.

L’heure n’a donc pas encore sonnée pour une candidature du fils aîné d’Ali Bongo Ondimba en 2023 pour la succession du père. Qui tient au renouvellement de son contrat de confiance avec le soutien du peuple gabonais. La mise en place effective par le Président de la République d’un Haut commissariat de la République (HCR) démontre a suffisance que le dirigeant gabonais a encore de l’énergie à revendre. Et entend s’entourer de compatriotes mu par un intérêt républicain dans la conduite des affaire de l’État. Ceux qui imaginent voir Noureddin Bongo Valentin candidat à la présidentielle de 2023 vont très certainement attendre pour longtemps encore. Car si Noureddin Bongo Valentin a des ambitions et rien l’en empêche en tant que citoyen devrait le faire dans le respect des règles constitutionnelles et non par des vues d’esprit de manière imaginaire par des groupuscules de personnes qui n’ont plus rien à gagner.

Thierry Mocktar

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