Gabon/Xénophobie : Jocelyn Louis N’goma : « Arrêtez cette nauséabonde instrumentalisation..»

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Les Gabonais ne sont pas xénophobes. Ils revendiquent leur attachement à l’identité nationale, mais leur méfiance vis-à-vis des autres, est la conséquence de la perversion politique.

Si a cause de notre diversité culturelle, la question des identités est parfois encore soulevée dans le débat national, c’est parce que, plutôt que de promouvoir sa richesse culturelle, elle est vicieusement exploitée a des fins politiciennes, comme un obstacle à la construction de l’unité nationale.

Si a l’époque du parti unique, cette réalité n’était pas perceptible, c’est uniquement parce que, la géopolitique éthique du pouvoir, donnait l’illusion, d’un partage rationnel du pouvoir. En effet, l’architecture du système politique de cette époque, était représentée par le président et les différents roitelets mandataires ethniques dans toutes les provinces

Depuis le retour au multipartisme en 1990, ces roitelets s’étant mués en leader politique, dans la conscience collective, la perversion a vicieusement associer notre diversité culturelle a l’élection présidentielle.

Cette nouvelle configuration de la société, est le fruit de l’instrumentalisation politique de l’ethnie, par des pervers politiques, a travers une privatisation ethniques de certains espaces géographiques.

Destructeurs du vivre ensemble et du lien social, ces pervers politiques, exilé de leur émotionnalité patriotique, depuis 1990, plutôt que de promouvoir l’unité nationale a travers leurs programmes politiques, il promeuvent le vote ethnolinguistique comme un gage de partage du gâteau, en réalité pour leurs propres intérêts et ceux des leurs.

Une instrumentalisation impliquant l’interdit de dire et de nommer, que ces pervers politique distille par l’emprise qu’ils exercent sur les autres, a travers un pouvoir sans foi ni loi, inaccessible à quiconque ne partage pas leurs perversion.

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Ils s’octroient le monopole de dire, nommer ou faire, ce que par ailleurs ils nous interdisent de dire, nommer ou faire. Et se trouvent tous les prétextes du monde, pour justifier leurs comportements.

Pour conserver leurs privilèges, ils divisent pour mieux régner. Et pour atteindre cet objectif de sabotage du vivre ensemble, Ils ont introduit la confusions dans les concepts de l’identité nationale, pour mieux en pervertir le sens, d’où la communication floue, indirecte et dénigrante qui en résulte.

Tout Gabonais revendique autant son identité nationale, que son appartenance ethnique. Cependant, au-delà de cette harmonie, il faut reconnaître que certains groupe ethnique ou culturel subissent des traitements injustes, auxquels Il faut ajouter, les comportements pervers, qui favorisent l’individualisme, et sèment la confusion.

Pays multiculturel, le Gabon ne peut pas être confronté à la construction de son identité nationale, et trouver une place aux identités des groupes culturels. C’est ce multiculturalisme qui définit le mieux l’identité gabonaise. Etre gabonais c’est avoir en partage, des valeurs, une idéologie, et des symboles tels le drapeau, l’hymne national, le sceau de la République, l’armée nationale, l’équipe nationale etc…

La construction d’une véritable identité gabonaise, doit s’articuler autour du besoin de forger un projet de destin commun, dans lequel chaque Gabonais sera celui qui s’identifie au Gabon et qui adhère au projet de vie commune en faisant de la nationalité Gabonaise un état d’esprit, et de ses intérêts siens

Être gabonais c’est un comportement, un état d’esprit.

Jocelyn Louis N’GOMA

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