Massacres d’enfants dans une école à Kumba au Cameroun ce samedi 24 octobre

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Horreur à Kumba au Cameroun ce samedi 24 octobre, où 6 enfants ont été tués et 13 blessés graves dans l’attaque d’une école.
Un garçon et cinq filles ont été tués et treize autres ont été gravement blessés dans l’attaque d’une école dans le Sud-Ouest anglophone du Cameroun. Un groupe armé encore non identifié s’est introduit dans l’école « Mother Francisca bilingual academy », dans la ville de Kumba, ce samedi matin, et a ouvert le feu sur les élèves.

« Au moins huit enfants ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette. Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux », a précisé dans un communiqué le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) au Cameroun.

Un responsable local avait annoncé auparavant que quatre enfants avaient été tués et plusieurs autres grièvement blessés lors de cette attaque, sans préciser l’âge des victimes.

« L’attaque contre des écoliers est la pire atrocité depuis la reprise de l’année scolaire le 5 octobre 2020 dans laquelle plus d’étudiants se sont inscrits dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest que ces dernières années », a ajouté l’OCHA. Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans ces deux régions camerounaises où vit l’essentiel de la minorité anglophone, dont une partie s’estime marginalisée par la majorité francophone du pays.

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« Une stratégie des séparatistes »
« Le boycott des écoles était une stratégie des séparatistes ces dernières années. 700 000 jeunes environ étaient en dehors du système scolaire à cause du conflit », a expliqué Arrey Elvis Ntui, analyste senior du groupe International Crisis au Cameroun. « Le gouvernement et la société civile anglophone ont mis beaucoup de pression sur les groupes séparatistes pour que leurs enfants retournent à l’école, et des écoles qui étaient fermées depuis des années ont commencé à rouvrir », a-t-il poursuivi.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée et les assaillants n’ont pas encore été identifiés par les autorités. Une réunion d’urgence était organisée samedi par le Premier ministre camerounais.

Les combats au Cameroun anglophone, mais aussi les exactions et meurtres de civils par les deux camps, selon de nombreuses ONG, ont fait plus de 3 000 morts et forcé plus de 700 000 personnes à fuir leur domicile.

Source: Yeclo

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